Scorecard Consultant SEA
Voici comment évaluer un Consultant SEA en entretien : les compétences à noter, les questions à poser et les signaux d'alerte. Une grille de base, à ajuster selon votre contexte et vos priorités.
Un exemple à adapter. Cette scorecard est un modèle, pas une grille à appliquer telle quelle. Gardez les critères qui correspondent à votre poste et à votre équipe, ajustez ou retirez les autres. Le bon profil dépend de votre contexte.
Consultant SEA
La mission en une phrase
Comptes publicitaires structurés et lisibles
Le consultant pose une arborescence de campagnes claire (segmentation par intention, par offre, par audience) qui rend les comptes pilotables et permet d'isoler ce qui performe de ce qui pèse sur le budget.
Progression mesurable du ROAS et du coût d'acquisition
Les arbitrages d'enchères, de budgets et de ciblage sont menés au service d'un objectif business explicite, avec une trajectoire d'amélioration suivie dans le temps plutôt qu'au coup par coup.
Cycle de test continu sur les annonces et les pages
Le consultant met en place un rythme d'A/B test sur les messages, les formats et les pages de destination, documente les apprentissages et nourrit les itérations suivantes.
Recommandations claires portées auprès du client
En posture de conseil, il traduit la donnée en décisions compréhensibles par un interlocuteur non technique, défend ses arbitrages et tient un cadre de reporting régulier.
✗ Faible · Reste sur des campagnes Search basiques, ne maîtrise pas les formats récents et reproduit des structures sans logique d'objectif.
✓ Excellent · Sait créer, structurer et optimiser des campagnes Search, Shopping et Performance Max, choisir les types de campagne adaptés à l'objectif et justifier chaque choix.
✗ Faible · Empile les campagnes sans logique d'ensemble, mélange les intentions et produit des comptes difficiles à piloter.
✓ Excellent · Conçoit une arborescence cohérente par intention, offre et audience, gère le budget au bon niveau et garde un compte lisible sur la durée.
✗ Faible · Active des enchères automatiques sans comprendre leur fonctionnement et confond budget dépensé et performance réelle.
✓ Excellent · Choisit la stratégie d'enchères selon la maturité du compte et l'objectif, arbitre entre volume et rentabilité et explique l'impact attendu de chaque réglage.
✗ Faible · S'arrête aux indicateurs de surface, ne questionne pas la qualité du suivi des conversions et ne sait pas relier la donnée à une décision.
✓ Excellent · Vérifie la fiabilité du tracking, lit les indicateurs de conversion, relie la dépense au résultat business et repère vite ce qui mérite une action.
✗ Faible · Change plusieurs éléments en même temps, conclut trop tôt et n'apprend rien de structurant de ses tests.
✓ Excellent · Construit des tests propres, isole une variable à la fois, attend un volume suffisant pour conclure et tire un apprentissage exploitable de chaque test.
✗ Faible · Connaît surtout le Search et reproduit la même logique sur les autres leviers sans l'adapter.
✓ Excellent · Sait piloter des campagnes sur les réseaux sociaux et sur Microsoft Ads, adapter le message au levier et raisonner sur la complémentarité des canaux.
✗ Faible · Ne sait pas diagnostiquer un flux produit et traite le Shopping comme une campagne Search classique.
✓ Excellent · Sait travailler la qualité d'un flux produit, segmenter le catalogue et exploiter les campagnes Shopping pour servir un objectif de rentabilité.
Rigueur analytique
✗ Faible · Décide à l'intuition, généralise à partir de signaux faibles et ne vérifie pas ses chiffres.
✓ Excellent · Appuie ses décisions sur la donnée, distingue corrélation et causalité et reste lucide sur la fiabilité de ses sources.
Pédagogie et posture de conseil
✗ Faible · Noie son interlocuteur sous le jargon ou se contente d'exécuter sans expliquer le pourquoi.
✓ Excellent · Explique ses arbitrages simplement à un client non technique, vulgarise sans déformer et porte une recommandation avec assurance.
Curiosité et veille
✗ Faible · Reste figé sur des méthodes anciennes et subit les changements de plateforme au lieu de les anticiper.
✓ Excellent · Se tient au courant des évolutions des plateformes, teste les nouveautés avec discernement et remet à jour ses pratiques.
Sens de la rentabilité
✗ Faible · Optimise des indicateurs intermédiaires déconnectés du résultat et dépense le budget sans questionner son utilité.
✓ Excellent · Garde l'objectif business en tête, raisonne en valeur créée pour le client et sait dire qu'un canal ou une campagne ne vaut pas l'investissement.
Compétences techniques
Comment décidez-vous de la structure d'un compte sur un nouveau projet ? Sur quels critères segmentez-vous vos campagnes ?
→ Évalue la logique d'architecture (intention, offre, audience) et la capacité à justifier chaque choix par un objectif.
Quelle stratégie d'enchères choisiriez-vous pour un compte récent avec peu d'historique de conversion, et pourquoi ?
→ Teste la compréhension réelle du fonctionnement des enchères et de la dépendance à la donnée plutôt qu'une réponse par défaut.
Comment construisez-vous un A/B test sur une annonce et à quel moment décidez-vous qu'il est concluant ?
→ Cherche la rigueur méthodologique : une variable isolée, un volume suffisant et un apprentissage réutilisable.
Réalisations & expérience
Décrivez un compte que vous avez repris en mauvais état. Quel diagnostic avez-vous posé et par quoi avez-vous commencé ?
→ Cherche une démarche de diagnostic structurée et une capacité à prioriser les chantiers plutôt qu'une succession d'actions sans fil conducteur.
Mise en situation
Le ROAS d'une campagne baisse alors que la dépense augmente. Comment menez-vous l'analyse pour trouver la cause ?
→ Observe la méthode d'investigation, la capacité à remonter du symptôme à la cause et le réflexe de vérifier le tracking.
Motivation & fit
Qu'est-ce qui vous intéresse dans une posture de conseil sur plusieurs comptes plutôt que sur un seul annonceur ?
→ Vérifie l'adéquation avec un mode expertise multi-clients et l'appétence pour la diversité des contextes.
Savoir-être & collaboration
Un client veut couper une campagne que vous jugez rentable. Comment menez-vous l'échange ?
→ Évalue la posture de conseil, la capacité à défendre un arbitrage avec des arguments et le tact relationnel.
Confond budget dépensé et performance
Un consultant qui valorise la consommation du budget plutôt que la valeur créée ne protège pas la rentabilité du client.
Ne questionne jamais la fiabilité du tracking
Sans vérification du suivi des conversions, toutes les décisions reposent sur une donnée potentiellement fausse.
S'en remet entièrement à l'automatisation des plateformes
Déléguer sans comprendre les leviers retire toute capacité de diagnostic et de pilotage quand les résultats décrochent.
Méthode de test floue ou inexistante
Sans cadre d'A/B test, le consultant change des éléments au hasard et n'apprend rien de structurant de ses comptes.
Incapable d'expliquer ses arbitrages simplement
En conseil, un profil qui ne sait pas vulgariser ses choix perd la confiance du client et n'arrive pas à porter ses recommandations.
Lecture du score
Notez chaque compétence et savoir-être de 1 à 5. Repère de décision : moyenne supérieure ou égale à 4 sur les must-have et aucun red flag majeur = go ; 3 à 4 avec réserves = à challenger en second tour ; un must-have sous 3 ou un red flag majeur = no-go. Un nice-to-have faible ne doit jamais éliminer un bon profil.
Qu'est-ce qu'une scorecard pour recruter un Consultant SEA ?
Une scorecard consultant sea est une grille d'évaluation structurée : elle liste les compétences et savoir-être à noter de 1 à 5, les questions d'entretien à poser et les signaux d'alerte. Elle permet de comparer les candidats sur des critères objectifs plutôt que sur une impression. On parle aussi de scorecard consultant google ads, scorecard traffic manager sea, scorecard consultant sem.
Comment utiliser cette scorecard Consultant SEA ?
Téléchargez-la en PDF, Excel ou Notion, notez chaque critère de 1 à 5 pendant l'entretien, puis additionnez les scores du panel pour décider sur des faits. La version Excel calcule la moyenne et la décision automatiquement.
Quelle différence entre un Consultant SEA et un Responsable SEA ?
Le Consultant SEA intervient en posture d'expertise, souvent sur plusieurs comptes ou pour le compte d'un client, avec une logique de diagnostic, de recommandation et d'optimisation. Le Responsable SEA pilote en interne le levier payant d'un annonceur unique, porte le budget global, fixe les objectifs et encadre parfois une équipe ou des prestataires. On recrute un consultant pour son expertise opérationnelle et sa capacité à conseiller, un responsable pour sa vision pilote et sa responsabilité sur la performance dans la durée.
Faut-il chercher des compétences SEO chez un Consultant SEA ?
Le SEA concerne la publicité payante sur les moteurs et les plateformes, avec un résultat immédiat tant que le budget est investi. Le SEO travaille la visibilité organique, qui se construit sur la durée sans achat d'espace. Ce sont deux métiers distincts avec des leviers et des temporalités différentes. Une culture SEO est un plus pour raisonner sur la complémentarité des canaux et sur les pages de destination, mais elle ne doit pas être un critère d'élimination. Un bon Consultant SEA s'évalue d'abord sur la maîtrise des campagnes payantes.