Le métier de Architecte infrastructure
Aussi appelé : Infrastructure Architect·Architecte Systèmes et Réseaux·Architecte IT Infrastructure·Lead Infrastructure·Architecte Technique Infrastructure·Architecte Hybrid Cloud
L'Architecte Infrastructure design la couche infrastructure d'un SI : datacenters, virtualisation (VMware), réseau (Cisco, Fortinet), stockage (SAN/NAS), Active Directory, hybrid cloud. Il rédige les dossiers d'architecture, anime les comités d'urbanisation, challenge les coûts.
Il intervient massivement sur la trajectoire de migration cloud des grands groupes (lift-and-shift, rehost, refactor). À Paris en 2026, le fixe va de 65K€ (architecte junior) à 130K€ (Chief Infrastructure Architect grand groupe).
Glassdoor France donne 78K€ médian.
TJM freelance 650-1000€/jour. La pénurie reste forte sur les profils VMware + Active Directory + cloud hybrid.
Expertise TECH / INFRASTRUCTURE
Architecte infrastructure
Le quotidien d'un Architecte infrastructure
L'Architecte infrastructure joue un rôle central dans la conception et le maintien des systèmes techniques d'une organisation. Ses principales missions incluent :
- 01
Conception de l'architecture réseau
Définir et planifier la structure des réseaux informatiques pour garantir une communication fluide et sécurisée au sein de l'entreprise.
- 02
Veille technologique
Rester à jour sur les nouvelles technologies et proposer des améliorations continues pour moderniser et pérenniser l'infrastructure.
- 03
Gestion des performances
Analyser et optimiser les performances des systèmes pour assurer une disponibilité et une réactivité maximales aux utilisateurs.
- 04
Sécurité des systèmes
Mettre en place des mesures de protection et de sécurité pour protéger les données critiques et les systèmes contre les menaces.
- 05
Support technique expert
Fournir un soutien technique de haut niveau aux équipes pour résoudre les problèmes techniques complexes et les pannes critiques.
À qui reporte un Architecte Infrastructure ?
Le rattachement classique passe par un Responsable Infrastructure ou un Directeur Infrastructure et Production. Au-dessus, on trouve la DSI ou le CTO selon la taille de l'organisation.
Dans les grands groupes industriels, type Total, Air Liquide, EDF, l'architecte infrastructure relève d'une direction technique transverse, parfois rattachée à la direction des opérations IT. Dans les ESN, le rattachement va vers un Manager de practice infrastructure ou un Directeur de mission.
Les organisations qui ont basculé vers un Cloud Center of Excellence intègrent l'architecte infrastructure dans une équipe mixte, avec des architectes cloud et sécurité. Le poste garde un poids politique fort dans les organisations traditionnelles, où la couche infra reste centrale pour le reste du SI.
Le scope d'un Architecte Infrastructure
Le périmètre couvre tout ce qui tient debout sous les applications. Datacenters, salles serveurs, virtualisation, réseau LAN et WAN, stockage SAN et NAS, sauvegarde, Active Directory, DNS, DHCP, messagerie.
L'architecte design les plateformes hybrides, mêlant on-premise et cloud public. Il pilote les choix matériels Dell, HP, Lenovo, Cisco, NetApp, Pure Storage.
Il rédige les dossiers d'architecture technique, anime les comités d'urbanisation, valide les schémas avant achat. Sur les projets datacenter, il participe au dimensionnement énergie, climatisation, baies.
Le scope inclut la conformité opérationnelle, le PCA et PRA, les SLA d'infrastructure. L'architecte infrastructure est souvent l'interface technique avec les fournisseurs et les intégrateurs sur les sujets lourds.
Le rôle dans un contexte hybrid cloud
La plupart des grands groupes français ne sont pas full cloud. Ils tiennent un parc on-premise conséquent, souvent virtualisé sous VMware, avec AWS, Azure ou GCP en complément.
L'architecte infrastructure fait le lien entre les deux mondes. Il design les interconnexions : Direct Connect, ExpressRoute, Interconnect.
Il garantit la cohérence des annuaires, l'extension de l'AD vers Azure AD ou AWS Managed Microsoft AD. Il pilote les choix d'identité fédérée, SSO, SAML, OIDC.
Il arbitre quelles charges restent on-premise pour des raisons de souveraineté ou de coûts, et lesquelles migrent vers le cloud. Le poste reste rare dans les pure players cloud.
Il prospère dans les industries traditionnelles.
Le quotidien type d'un Architecte Infrastructure
Environ 35 % du temps part en cadrage technique : rédaction de dossiers d'architecture, validation de schémas. Près de 25 % en réunions avec les équipes production, sécurité, achats et les fournisseurs externes.
Autour de 15 % en revue de projets pilotés par des chefs de projet infra ou des intégrateurs. Environ 10 % en veille technologique, salons IT, échanges avec les constructeurs.
Les 15 % restants vont aux incidents majeurs niveau 3, aux post-mortems, aux audits de capacité. Le rythme reste plus prévisible que celui d'un architecte cloud pur.
Les cycles d'achat matériel et les projets datacenter imposent une cadence trimestrielle, parfois annuelle, avec moins d'urgences quotidiennes.
Ce qu'un Architecte infrastructure performant maîtrise.
Pour exercer ce métier avec succès, l'Architecte infrastructure doit posséder un ensemble de compétences variées :
Maîtrise technique approfondie
Connaissances expertes en réseaux, systèmes, protocoles de sécurité et solutions de stockage de données.
Analyse et diagnostic
Aptitude à analyser les problèmes complexes et à proposer des solutions d'architecture efficaces, robustes et scalables.
Gestion de projet technique
Capacité à planifier, organiser et gérer des projets techniques d'envergure, du design jusqu'à l'implémentation finale.
Communication et pédagogie
Compétences pour expliquer des concepts techniques complexes à des interlocuteurs non-experts ou à la direction générale.
Adaptabilité technologique
Capacité à s'adapter à l'évolution rapide des technologies, notamment sur la virtualisation et le Cloud.
Virtualisation et hyperconvergé
La maîtrise de VMware vSphere reste un standard du marché, même si la concurrence Nutanix, Microsoft Hyper-V et Proxmox progresse depuis le rachat de VMware par Broadcom. L'architecte doit savoir designer un cluster vSphere, dimensionner les hosts ESXi, gérer le HA et le DRS, configurer le stockage VMFS ou vSAN.
Il connaît les bonnes pratiques de tolérance de panne et les patterns de migration vMotion. Sur l'hyperconvergé, Nutanix prend du terrain dans le mid-market français, avec des déploiements plus simples qu'une stack VMware classique.
La connaissance des conteneurs sur VMware Tanzu ou OpenShift on-premise commence à compter, surtout chez les clients qui veulent du Kubernetes sans aller en cloud public. On a vu plusieurs DSI de grands comptes industriels en faire un critère de sélection dès 2025.
Réseau et sécurité périmétrique
Le réseau reste la colonne du métier. L'architecte infrastructure maîtrise les fondamentaux Cisco, Juniper, Arista : du switching couche 2 au routing BGP et OSPF.
Il design des architectures spine-leaf pour les datacenters modernes. Côté sécurité, il intègre des firewalls Fortinet, Palo Alto, Check Point, avec une logique de segmentation par zones.
Les sujets SD-WAN sont arrivés depuis cinq ans, avec Cisco Meraki, Fortinet, Versa Networks. La sécurité Zero Trust modifie aussi la pratique.
L'architecte doit comprendre les concepts SASE, ZTNA, micro-segmentation. La connaissance du DNS, DHCP, NTP, des annuaires LDAP et de la PKI complète le bagage.
Un architecte qui ne sait pas troubleshooter un problème BGP perd vite en crédibilité face aux équipes ops.
Stockage et sauvegarde
Le stockage SAN et NAS reste un sujet majeur dans les grands SI. L'architecte connaît NetApp, Pure Storage, Dell EMC, HPE 3PAR, IBM.
Il sait choisir entre block et fichier, entre Fibre Channel et iSCSI, dimensionner les IOPS, calculer la déduplication et la compression. Sur le NAS, il manipule NetApp ONTAP, Dell Isilon, Qumulo selon les usages.
Côté sauvegarde, Veeam domine sur le mid-market et le grand compte, Commvault sur les environnements complexes, Rubrik sur le segment moderne. L'architecte design la stratégie 3-2-1, les bandes ou les baies dédupliquées, les copies hors site, parfois vers AWS S3 Glacier ou Azure Blob Archive.
Le sujet immuabilité face aux ransomware est devenu central depuis 2023. On a traité plusieurs briefs en 2024 où c'était le critère numéro un du client.
Active Directory et identité
Active Directory reste le référentiel identité des SI Microsoft, qui restent la norme en France hors tech. L'architecte design la topologie forêt, les domaines, les sites, les liens de réplication.
Il maîtrise les GPO, les schémas, les certifications PKI internes, l'intégration Exchange et Office 365. La bascule progressive vers Entra ID, ex Azure AD, demande une vraie compréhension du modèle hybride avec Azure AD Connect ou Cloud Sync.
Les sujets identités machine, Kerberos, NTLM, certificats complètent le périmètre. L'architecte sait auditer un AD, identifier les comptes à privilèges, les délégations risquées.
Les attaques type Pass-the-Hash et Kerberoasting imposent une posture défensive sérieuse, souvent en lien avec un Tier 0 dédié.
Son expertise transversale est le pilier central de la stabilité opérationnelle et de l'innovation technologique de l'entreprise.
Comment devenir Architecte infrastructure
Plusieurs parcours mènent à ce métier, voici les plus reconnus.
Master en Informatique
Un diplôme Bac+5 d'une école d'ingénieurs ou d'un cursus universitaire spécialisé en systèmes et réseaux.
Certifications Professionnelles
Des certifications comme TOGAF ou des labels experts sur les environnements Cloud (AWS, Azure, Google Cloud).
Expérience en Administration SI
Plusieurs années d'expérience réussie en tant qu'administrateur systèmes ou réseaux sont souvent nécessaires avant d'accéder à l'architecture.
Les parcours classiques
La filière la plus représentée reste l'école d'ingénieurs spécialisée systèmes et réseaux. On retrouve Télécom Paris, INSA Lyon, ENSIIE, EPITA, ESIEA, ISEN, ENSEEIHT, ESIEE Paris.
Les universités forment aussi de très bons profils, via les masters en réseaux et télécommunications de Paris-Saclay, Sorbonne, Grenoble Alpes, Rennes 1, Lille. Les BTS SIO option SISR et les licences pro réseaux constituent une voie alternative, qui débouche sur un poste d'ingénieur infrastructure après quelques années.
Le titre d'architecte reste peu accessible directement après l'école. Le marché valorise les certifications constructeurs, CCIE Cisco, NCIE NetApp, VCAP VMware, qui restent des marqueurs forts dans les recrutements de grands comptes.
Combien d'années avant d'y prétendre ?
Il faut compter huit à douze ans d'expérience avant d'accéder au titre d'Architecte Infrastructure. Les premières années se passent en exploitation : postes d'ingénieur systèmes, ingénieur réseau, administrateur stockage.
Les années suivantes apportent la prise de hauteur, la gestion de projets transverses, la conduite d'audits techniques. Certains arrivent plus vite, vers six à sept ans, sur des scopes plus restreints comme Architecte Réseau ou Architecte Virtualisation.
Le poste senior se consolide vers douze à quinze ans, avec deux ou trois grands projets datacenter au compteur : rationalisation, déménagement, refonte du backbone réseau. Le marché français reste plus exigeant sur l'ancienneté ici que sur les architectes cloud.
Les passerelles depuis ingénieur systèmes ou réseaux
La passerelle naturelle vient de l'ingénieur systèmes confirmé ou de l'ingénieur réseau senior. L'ingénieur systèmes Windows ou Linux qui a passé sept ans à gérer des fermes de serveurs, des annuaires, des sauvegardes, possède le bagage pratique.
Ce qui lui manque : la dimension design amont et la capacité à arbitrer entre coût, performance et délai. L'ingénieur réseau Cisco senior qui a piloté des migrations backbone arrive aussi naturellement.
Le passage se fait souvent à l'occasion d'un grand projet : refonte datacenter, fusion-acquisition, déménagement. Chez Lity, on priorise ces profils qui combinent l'expertise terrain et la capacité à monter en abstraction.
Une certification VCAP, CCIE ou Microsoft Certified Solutions Expert reste un signal fort.
Reconversion possible ?
La reconversion vers Architecte Infrastructure se fait rarement depuis un autre métier IT. Un Architecte Cloud confirmé peut basculer vers l'hybrid cloud puis vers l'infrastructure complète, mais c'est une trajectoire à contre-courant.
Les ingénieurs sécurité réseau ont une vraie porte d'entrée, vu la proximité des sujets : segmentation, firewall, micro-segmentation. Les anciens chefs de projet infra avec un fort bagage technique font aussi des architectes corrects, à condition de remettre les mains dans le cambouis.
La reconversion totale depuis le développement reste très rare. Le métier exige une connaissance du matériel, des protocoles bas niveau, des cycles d'achat fournisseur.
Ça ne s'acquiert pas en quelques mois de formation continue.
Le salaire d'un Architecte infrastructure
Fourchette annuelle brute, marché 2026. Données issues des placements Lity.
Confirmé
3-6 ans
75-95K€
Senior
7+ ans
100-120K€
● Médiane marché : 85K€
Le salaire d'un Architecte infrastructure varie selon l'expérience, la taille de l'infrastructure gérée et la localisation géographique.
Combien gagne un Architecte Infrastructure à Paris en 2026 ?
À Paris, le fixe se situe entre 65K€ et 130K€. Glassdoor France mai 2026 donne 78K€ médian.
APEC baromètre cadres 2025 situe la médiane à 82K€.
Le variable représente 10-15% du fixe. TJM freelance 650 à 1000€/jour, avec quelques profils seniors VMware + cloud hybrid qui dépassent 1100€/jour.
La pénurie reste forte sur les profils VMware + Active Directory + cloud hybrid.
Salaire par niveau d'expérience
Un architecte Infrastructure junior (6-8 ans XP, première bascule depuis Ingénieur Systèmes) démarre entre 65K€ et 78K€. Un architecte confirmé (8-12 ans XP) touche 80-95K€.
Un architecte senior (12-15 ans XP) atteint 92-115K€. Au-delà de 15 ans, la bascule Chief Infrastructure Architect ou Principal Architect débloque 110-130K€.
Le variable représente 10-15% en moyenne.
Variations par secteur
La banque et l'assurance paient le mieux (BNP, Société Générale, AXA, BPCE) : architecte confirmé 85-105K€, senior 100-125K€. L'industrie (TotalEnergies, Stellantis, Airbus, Schneider) paie 80-100K€.
Le retail et la distribution (Carrefour, Auchan, Decathlon) paient 75-95K€. Le secteur public (France Travail, DGFiP) paie 65-85K€ avec stabilité.
Les filiales US (Microsoft France, IBM France) paient 95-130K€ + RSU.
Freelance et TJM
Le freelance attire dès 6-8 ans d'expérience. Tarif moyen 2026 : 650 à 1000€/jour.
Les profils Architecte Infrastructure certifiés VMware VCAP + Active Directory + Cloud facturent 800-1000€/jour. Les architectes seniors avec spécialisation verticale (banque ACPR, défense, industrie OPC) atteignent 950-1100€/jour.
Les missions de migration cloud hybrid ou de refonte datacenter payent au-dessus de la moyenne (1000-1200€/jour). Le marché freelance reste tendu sur les profils VMware + AD + cloud.
Variations régionales
Lyon (Crédit Agricole CASA, Sanofi), Toulouse (Airbus, Thales, Continental), Lille (Auchan, Decathlon), Nantes (BPCE, MAIF) maintiennent des grilles proches de Paris pour les grands groupes industriels et bancaires. La décote province tourne autour de 10-15%, plus faible que sur les profils tech opérationnels.
Le remote partiel est plus rare que sur le cloud-native (forte présence on-prem).
Sources marché
Données croisées : Glassdoor France mai 2026 (78K€ médian), APEC baromètre cadres 2025 (82K€ médian), Numeum Référentiel SI 2026. Sur les TJM freelance : Malt baromètre tech 2026 (650-1000€/jour confirmé), observations terrain sur les missions infrastructure parisiennes et régionales.
Outil gratuit · Baromètre Lity 2026
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Et après Architecte infrastructure ?
Les passerelles naturelles vers le management ou l'expertise.
CTO (Chief Technology Officer)
Prendre la tête de la vision technologique globale et porter l'innovation au niveau de la direction.
Architecte SI (Systèmes d'Information)
Évoluer vers une vision plus globale incluant l'urbanisation des systèmes et l'architecture applicative.
Consultant Cloud / Sécurité Senior
Apporter son expertise à des entreprises tierces sur des problématiques complexes de transition vers le Cloud ou de cybersécurité.
Lead Architect ou Architecte Référent
La trajectoire la plus naturelle pour un Architecte Infrastructure senior, c'est le poste de Lead Architect ou Architecte Référent transverse. Le rôle s'élargit pour couvrir plusieurs domaines : infra, sécurité, cloud, parfois data.
Le titre se paie 110 à 140 K€ fixe à Paris, plus variable. Le Lead Architect anime une communauté d'architectes internes, valide les choix structurants, représente la DSI dans les comités exécutifs.
Il garde un pied dans la technique mais consacre la majorité du temps à la gouvernance et à la roadmap. Les profils qui visent cette case doivent développer une vraie capacité à arbitrer face à des directions métier parfois opposées.
La technique seule ne suffit plus. Les compétences relationnelles deviennent décisives.
Direction Infrastructure ou Direction de la Production
Pour ceux qui veulent basculer côté management, le poste de Directeur Infrastructure ou Directeur de la Production IT s'ouvre vers quinze à vingt ans d'expérience. Le scope inclut le pilotage d'équipes d'ingénieurs et d'architectes, le budget annuel, la relation fournisseurs, les contrats d'externalisation.
Le fixe se situe entre 120 et 160 K€ à Paris, avec un variable de 15 à 25 %. Le poste demande de lâcher progressivement la technique pour endosser un rôle de patron d'opérations.
Les profils qui réussissent gardent une expertise infra crédible tout en développant des compétences finance, achats, gestion de crise. Le directeur infrastructure est souvent en première ligne sur les incidents majeurs et les audits.
Bascule vers le conseil ou un cabinet spécialisé
Beaucoup d'Architectes Infrastructure senior basculent vers le conseil. Certains rejoignent un cabinet généraliste : Capgemini Invent, Devoteam, Wavestone, Sopra Steria.
D'autres montent leur propre structure. Le freelance solo à 850 € par jour rapporte autour de 170 K€ brut annuel sur dix mois facturés.
Le passage en associé d'un cabinet apporte un palier supérieur, avec des dividendes au-delà du salaire. Certains rejoignent des cabinets spécialisés en transformation IT, où ils interviennent sur des missions de schéma directeur, d'audit d'architecture, de due diligence M&A.
Cette trajectoire séduit ceux qui veulent diversifier les contextes clients. Elle suppose un réseau commercial solide, souvent construit pendant les années salariées en grand groupe ou ESN.
Bascule vers la sécurité infrastructure ou la souveraineté
Certains Architectes Infrastructure basculent vers la sécurité, en devenant RSSI infrastructure ou Architecte Sécurité. Le rôle change : on pilote la posture défensive, le SIEM, le SOC, les audits ISO 27001.
Le marché paie bien, 100 à 140 K€ fixe à Paris pour un confirmé. D'autres rejoignent les acteurs de la souveraineté numérique française : OVHcloud, Outscale, Numspot, Bleu, S3NS.
Ces acteurs cherchent à monter en compétences face aux hyperscalers américains. Les packages restent moins agressifs que chez les éditeurs SaaS, autour de 90 à 120 K€, mais l'angle souveraineté attire les profils en fin de carrière qui veulent contribuer à un projet concret pour l'écosystème français.
Les outils du Architecte infrastructure
Le quotidien numérique d'un architecte infrastructure repose sur ces logiciels, à connaître avant un entretien.
VMware vSphere
VirtualisationGérer les hyperviseurs ESXi et les clusters vCenter sur datacenter
Active Directory
AnnuaireConcevoir la topologie forêt et domaines pour les grands comptes
Cisco
RéseauDesigner le coeur de réseau LAN/WAN et les switchs datacenter
Nutanix
HyperconvergéBâtir des plateformes HCI pour rationaliser stockage et compute
Veeam
SauvegardeArchitecturer la stratégie backup et la reprise après sinistre
Solarwinds
SupervisionSuivre la santé des équipements réseau et serveurs critiques
ServiceNow
ITSMCadrer les processus changement et incident côté infra
Visio
SchémaProduire les schémas réseau et systèmes pour les comités d'architecture
On répond à vos questions sur Architecte infrastructure.
Combien gagne un Architecte Infrastructure à Paris en 2026 ?
À Paris, le fixe se situe entre 65K€ et 130K€. Glassdoor France mai 2026 donne 78K€ médian. APEC baromètre cadres 2025 situe la médiane à 82K€. Le variable représente 10-15% du fixe. TJM freelance 650 à 1000€/jour, avec quelques profils seniors VMware + cloud hybrid qui dépassent 1100€/jour.
Architecte Infrastructure vs Architecte AWS : quelle différence ?
L'Architecte Infrastructure couvre on-prem + cloud hybrid : datacenters, VMware, AD, réseau, stockage. Profil plus traditionnel, grands groupes industriels et bancaires. L'Architecte AWS est cloud-native, focus sur les services AWS. L'Architecte AWS paie 5-10% au-dessus de l'Architecte Infrastructure à expérience égale, mais l'Architecte Infrastructure a une stabilité grand groupe et un marché en pénurie structurelle.
Quelles certifications pour un Architecte Infrastructure ?
TOGAF Foundation et Practitioner restent référence d'urbanisation. VMware Certified Advanced Professional (VCAP) reste obligatoire sur les profils VMware. Microsoft Certified : Identity and Access Administrator pour Active Directory. AWS Solutions Architect Associate ou Azure Architect Expert pour la dimension hybrid cloud. CISSP ou CCSP pour la sécurité. Les certifications paient une prime de 5-10% sur le marché.
Quels secteurs recrutent un Architecte Infrastructure ?
La banque et l'assurance restent dominantes (BNP, Société Générale, Crédit Agricole, AXA, CNP). L'industrie (TotalEnergies, Stellantis, Airbus, Schneider, Saint-Gobain) recrute activement sur les sujets OT/IT et migration cloud. Le secteur public (France Travail, DGFiP, Sécurité Sociale) a des programmes de modernisation à 5-10 ans. Le retail (Carrefour, Auchan, Decathlon) recrute sur les sujets edge computing et POS.
Combien d'années pour devenir Architecte Infrastructure ?
La trajectoire type prend 8-12 ans. Le parcours combine 3-5 ans en Ingénieur Systèmes ou SysAdmin, 3-5 ans en Lead Infrastructure ou Tech Lead, avant la bascule Architecte. Le titre senior atteint 12-15 ans d'XP, avec une expertise vérifiable sur des migrations cloud hybrid à grande échelle (multi-datacenter, multi-site).
Quelle formation pour devenir Architecte Infrastructure ?
Trois cursus dominent. Écoles d'ingénieurs (Centrale, Mines, Telecom Paris, ENSIIE, ESIEE). Masters MIAGE (Paris-Dauphine, Bordeaux, Nantes). Reconversion depuis Ingénieur Systèmes Windows/Linux ou Administrateur Réseau après 6-10 ans d'XP. Le diplôme compte moins que les certifications cumulées (VMware VCAP, TOGAF, Microsoft AD, AWS ou Azure).
Quel TJM pour un Architecte Infrastructure freelance ?
Le freelance attire dès 6-8 ans d'expérience. Tarif moyen 2026 : 650 à 1000€/jour. Les profils Architecte Infrastructure certifiés VMware + AD + Cloud facturent 800-1000€/jour. Les architectes seniors avec spécialisation verticale (banque, défense, industrie) atteignent 950-1100€/jour. Les missions de migration cloud hybrid ou de refonte datacenter payent au-dessus de la moyenne (1000-1200€/jour).
Quelles évolutions de carrière après Architecte Infrastructure ?
Trois voies. Track IC : Senior Architect Infrastructure, Chief Infrastructure Architect (105-130K€). Bascule vers Architecte SI globaliste (multi-domaine) ou Architecte Cloud (AWS, Azure). Track conseil : freelance ou rejoindre un partenaire (Devoteam, Sopra Steria, Capgemini Infrastructure). Quelques profils basculent vers DSI Infrastructure ou DSI Cloud après 12-18 ans de carrière.
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