Qu'est-ce qu'un assistant de direction ?

Un assistant de direction organise le temps, l'information et les échanges d'un dirigeant ou d'une équipe de direction. Son travail consiste à ce que le dirigeant arrive préparé à chaque rendez-vous et qu'aucune demande ne reste sans réponse.

Sur nos missions, le poste se juge à une question simple : combien d'heures le dirigeant récupère chaque semaine. L'assistant tient l'agenda, trie les sollicitations, prépare les réunions et garde la trace des décisions. Pour les clients, les investisseurs et les candidats, il est souvent le premier visage de la direction.

Assistant(e) de direction

Ce qu'il prend en charge
Agenda, tri des demandes, comités, déplacements
Ce qu'il ne fait pas
Porter des projets stratégiques

Chief of Staff

Ce qu'il prend en charge
Préparation des décisions, chantiers transverses
Ce qu'il ne fait pas
Tenir l'agenda au jour le jour

Office manager

Ce qu'il prend en charge
Locaux, fournisseurs, arrivées, vie d'équipe
Ce qu'il ne fait pas
Préparer le board

Assistant(e) administratif(ve)

Ce qu'il prend en charge
Courrier, saisie, classement pour un service
Ce qu'il ne fait pas
Représenter un dirigeant

Ces frontières bougent selon la taille de l'entreprise. Le pilotage des chantiers stratégiques revient au Chief of Staff, la logistique des locaux à l'office manager. Le traitement administratif d'un service relève plutôt de l'assistant administratif.

Executive Assistant en français

Executive Assistant se traduit tout simplement par assistant(e) de direction. Les startups et les groupes internationaux préfèrent le titre anglais, surtout quand le poste suit un CEO ou un membre du comité exécutif. On croise aussi Personal Assistant, ou PA, pour un poste centré sur une seule personne, avec parfois une part de vie privée.

Dans les grands groupes, la hiérarchie des titres a un sens. L'assistant(e) de direction générale ou de président(e) se situe au sommet, l'assistant(e) de manager travaille pour un directeur de département.

Secrétaire de direction ou assistante de direction ?

Les deux intitulés désignent souvent le même poste, et le premier recule dans les offres. La différence tient au périmètre confié. Une secrétaire de direction traite surtout le courrier, les appels, les rendez-vous et la mise en forme des documents.

Une assistante de direction y ajoute la préparation des dossiers et le suivi des décisions. Elle dispose surtout d'une délégation : elle répond au nom du dirigeant, arbitre entre deux rendez-vous et relance un directeur en retard. Les diplômes ont suivi le même chemin. Depuis 2018, le BTS SAM (support à l'action managériale) remplace le BTS assistant de manager, qui avait succédé au BTS assistant de direction.

Dans quelles entreprises ?

Toute entreprise de quelques dizaines de salariés finit par en recruter un. En PME, l'assistant de direction suit le dirigeant et touche aussi à l'administratif, aux RH de premier niveau et à la facturation. En groupe, il suit un membre du comité exécutif et travaille avec un réseau d'autres assistants.

En startup et en scale-up, le titre Executive Assistant domine. Le poste s'ouvre souvent auprès du CEO après une levée de fonds, quand ses journées débordent. Les cabinets de conseil, d'avocats et les banques d'affaires en emploient aussi beaucoup, souvent un pour plusieurs associés.

Les missions d'un assistant de direction

Les fiches de poste se ressemblent presque toutes. Ce qui change, c'est le niveau de délégation que le dirigeant accepte de donner.

Tenir et protéger l'agenda

L'agenda est l'outil central du poste. L'assistant accepte, déplace ou décline les invitations selon des règles fixées avec le dirigeant. Il bloque des plages de travail sans réunion, regroupe les rendez-vous externes et garde une marge entre deux déplacements. Un bon assistant sait dire non à la place de son dirigeant, poliment, en proposant une autre date.

Trier les demandes

Mails, appels, messages Slack, demandes des équipes : tout ce qui arrive au dirigeant passe par un tri. L'assistant répond lui-même quand il le peut, oriente vers la bonne personne et ne remonte que ce qui demande une décision.

Préparer les réunions et les comités

Avant chaque réunion importante, il rassemble les documents et vérifie que les participants les ont reçus. Il prépare une fiche d'une page : qui sera présent, de quoi on parle, ce qui a été dit la dernière fois. Après la réunion, il rédige ou relit le compte rendu et suit les actions décidées.

Organiser les déplacements

Billets, hôtels, visas, voitures, rendez-vous sur place : un voyage de trois jours à l'étranger peut demander une journée de préparation. L'assistant prévoit une solution de repli pour chaque correspondance. Il traite ensuite les notes de frais au retour.

Représenter le dirigeant

Il accueille les visiteurs importants et répond aux partenaires, aux journalistes et aux candidats. Il rédige des courriers que le dirigeant signe sans retouche. Son ton engage l'image de toute la direction.

Une semaine type d'Executive Assistant en scale-up

  • Lundi : point de quinze minutes avec le CEO, revue des priorités et des invitations en attente.
  • Mardi : préparation du comité de direction, relance de deux directeurs qui n'ont pas envoyé leurs slides.
  • Mercredi : organisation d'un aller-retour à Berlin pour un rendez-vous avec un fonds.
  • Jeudi : accueil d'un candidat au poste de CFO, puis diffusion du compte rendu du comité.
  • Vendredi : notes de frais et construction de l'agenda des deux semaines suivantes.
Femme debout qui prend des notes à son bureau
Le point quotidien avec le dirigeant dure dix minutes, mais il fixe l'organisation de toute sa journée.

Agenda, comités et board : le savoir-faire qui fait la différence

Les fiches métier en ligne listent les tâches, mais pas la façon de les mener. C'est là que se joue l'écart entre un assistant qui exécute et un assistant qui fait gagner du temps.

Les règles d'agenda

Un assistant expérimenté commence par écrire des règles avec son dirigeant. Elles lui évitent de le déranger à chaque arbitrage. Voici le type de règles que nous voyons sur les postes les mieux tenus.

  • Aucune réunion avant 9 h 30 ni le vendredi après-midi, sauf client ou board.
  • Rendez-vous externes regroupés sur deux jours, pour garder des journées entières au bureau.
  • Toute réunion de plus de trente minutes arrive avec un ordre du jour, sinon l'invitation est déclinée.
  • Les demandes du comité de direction passent avant celles des équipes, les clients avant les fournisseurs.

Avec ces règles, l'assistant tranche seul la plupart des conflits d'agenda. Il ne remonte que les vrais dilemmes, par exemple un gros client qui réclame le seul créneau réservé à la préparation du board.

La préparation d'un conseil d'administration

Dans une scale-up financée ou une société dotée d'un conseil, le board est le moment le plus chargé du trimestre. Les délais de convocation dépendent des statuts : l'assistant les vérifie avec le juriste ou le directeur financier. Il construit ensuite un rétroplanning à partir de la date de la séance.

J-30

Action
Date confirmée, salle ou visio réservée
Avec qui
Administrateurs, CEO

J-15

Action
Convocation et ordre du jour envoyés
Avec qui
CEO, juriste

J-10

Action
Collecte des slides de chaque direction
Avec qui
Directeurs, CFO

J-5

Action
Dossier envoyé aux administrateurs
Avec qui
CEO, CFO

J+7

Action
Projet de procès-verbal relu et diffusé
Avec qui
Juriste, président

Le board pack est le dossier remis aux administrateurs : chiffres du trimestre, points soumis au vote, annexes. Les délibérations sont ensuite consignées dans un procès-verbal. Quand l'entreprise a un Chief of Staff, celui-ci écrit les messages clés, tandis que l'assistant tient les délais et la logistique.

La confidentialité au quotidien

Un assistant de direction voit passer les salaires, les départs, les projets de rachat et parfois la vie privée du dirigeant. La discrétion se traduit par des gestes concrets. Écran verrouillé, documents sensibles hors des dossiers partagés, intitulés de réunion neutres dans l'agenda : ces réflexes se voient dès la première semaine.

Executive Assistant en startup ou en groupe international

Rattachement

Startup ou scale-up
Le CEO, parfois les fondateurs
Groupe international
Un membre du comité exécutif

Langue

Startup ou scale-up
Anglais au quotidien
Groupe international
Français et anglais, parfois une troisième langue

Périmètre

Startup ou scale-up
Large : agenda, recrutement, événements, un peu de locaux
Groupe international
Centré sur l'agenda, les comités et les déplacements

Cadre

Startup ou scale-up
Peu de process, souvent à créer
Groupe international
Process établis, réseau d'assistants

En startup, l'Executive Assistant construit souvent le poste à partir de rien. Il hérite parfois des sujets de bureaux avant l'arrivée d'un office manager. En groupe, il entre dans une organisation rodée, avec des circuits de validation et des délégations écrites.

Ce que l'IA change

Les comptes rendus produits par Copilot, Gemini ou un outil de prise de notes arrivent sur la plupart des postes. Ils font gagner du temps sur la frappe. Ils ne savent pas ce qui doit rester hors du compte rendu, ni qui doit le recevoir. L'assistant relit, coupe et décide de la diffusion : le poste glisse de la saisie vers le jugement.

Réunion d'équipe autour d'une grande table
Un comité de direction réussi se prépare quinze jours avant, quand l'assistant envoie la première relance aux directeurs.

Les compétences que nous vérifions en recrutement

Quand nous recrutons un assistant de direction, le CV apprend peu de chose. Les intitulés se ressemblent, les listes de tâches aussi. Nous cherchons à mesurer le niveau de délégation que le candidat a réellement exercé.

L'anticipation

Nous lui demandons de raconter une journée où tout a déraillé : vol annulé, réunion déplacée, visiteur en avance. Nous écoutons ce qu'il avait prévu avant l'incident, et pas seulement ce qu'il a fait pendant.

L'écrit

Un assistant écrit tous les jours au nom de son dirigeant. Nous faisons rédiger un mail de refus à un partenaire important, en français puis en anglais. Le ton, la longueur et l'absence de faute comptent autant que le fond.

L'anglais

Sur un poste d'Executive Assistant, l'anglais se teste à l'oral, au téléphone, dans une vraie conversation. Un niveau scolaire ne suffit pas pour renégocier un horaire avec l'assistante d'un investisseur américain.

La discrétion

Nous écoutons la manière dont le candidat parle de ses anciens dirigeants. Celui qui raconte des anecdotes précises sur un ancien patron en entretien en racontera sur le suivant. Nous croisons ensuite avec les prises de références.

La compatibilité avec le dirigeant

Un CEO qui décide vite et change souvent d'avis s'entend mal avec un assistant qui a besoin d'un cadre fixe. Nous organisons toujours un échange direct entre le candidat et le dirigeant avant l'offre.

Ce que nous faisons en entretien

Nous remettons au candidat l'agenda fictif d'un CEO pour la semaine suivante, avec quatre conflits : un client qui veut le mardi matin, un board avancé de deux jours, un vol retour tardif et un rendez-vous médical. Il a vingt minutes pour proposer un nouvel agenda et rédiger les trois messages à envoyer. Nous regardons ce qu'il tranche seul et ce qu'il remonte au dirigeant.

Salaire d'un assistant de direction en 2026

À Paris, notre baromètre place un assistant de direction confirmé entre 37 et 47 K€ de fixe brut annuel. Un profil senior perçoit 46-53 K€, un expert de plus de dix ans 55-67 K€ et plus. Ces fourchettes dépendent de l'entreprise, de sa taille, du niveau du dirigeant assisté, du diplôme et de l'expérience.

Salaire fixe brut annuel à Paris, hors variable

Junior

0-2 ans

33-40 K€

Confirmé

3-5 ans

37-47 K€

Médian : 42 K€

Senior

6-10 ans

46-53 K€

Expert / Lead

10 ans et +

55-67 K€ et plus

Et après ? Au-delà, un passage vers un poste de Chief of Staff change de grille : 72-88 K€ de fixe en senior dans notre baromètre. Voir le baromètre des salaires

Paris et régions

Hors Paris, le bas de chaque fourchette recule d'environ 15 % et le haut d'environ 10 %. Comptez environ 10 % de moins à Lyon qu'à Paris, et 8 % de moins pour un contrat en full remote. Ce dernier cas reste rare, car le métier suppose d'être aux côtés du dirigeant.

Junior (0-2 ans)

Paris
33-40 K€
Hors Paris
28-36 K€

Confirmé (3-5 ans)

Paris
37-47 K€
Hors Paris
31-42 K€

Senior (6-10 ans)

Paris
46-53 K€
Hors Paris
39-48 K€

Expert (10 ans et +)

Paris
55-67 K€ et plus
Hors Paris
47-60 K€ et plus

Executive Assistant : un écart lié au périmètre

Sur Glassdoor, les assistantes de direction à Paris déclarent 35-45 K€ de salaire de base, pour une moyenne de 42 K€. Les Executive Assistants parisiens déclarent 40-55 K€, avec une moyenne de 45 K€. L'écart ne vient pas du titre anglais. Il tient au niveau du dirigeant assisté et à l'anglais courant exigé. Les secteurs qui utilisent ce titre comptent aussi, comme le conseil, la finance ou le luxe.

Primes et variable

Notre baromètre ne relève pas de part variable pour ce métier. Certaines entreprises versent un 13e mois ou une prime annuelle sur objectifs, d'autres aucune prime. Les pratiques varient trop pour parler d'une norme. L'assistanat en freelance existe, surtout à distance, mais il reste marginal sur les postes rattachés à un dirigeant.

Sources : baromètre des salaires Lity pour le fixe ; Glassdoor, salaires de base déclarés à Paris pour « assistante de direction » et « executive assistant », relevés le 26/10/2026.

Comment devenir assistant de direction

Les diplômes

Le parcours le plus courant reste le BTS SAM, préparé en deux ans après le bac. Il forme à l'organisation, à la gestion de projets et à la communication en français et en langues étrangères. Le titre professionnel assistant de direction du ministère du Travail, de niveau bac +2, offre une autre voie. Il se prépare en formation continue ou s'obtient par validation des acquis de l'expérience.

Auprès d'un CEO, nous voyons de plus en plus de bac +3 à bac +5. Licence de LEA, école de commerce ou master de communication reviennent souvent. Le diplôme pèse pourtant moins que les deux ou trois premières expériences.

Les passerelles

Beaucoup d'assistants de direction ont commencé comme assistant administratif, assistant d'équipe ou agent d'accueil. D'autres viennent de l'hôtellerie haut de gamme ou de l'événementiel, où ils ont appris le service et la gestion de l'imprévu.

La reconversion

Une reconversion reste possible, surtout depuis un métier de relation client ou de gestion de projet. Le premier poste se trouve plus facilement auprès d'un manager ou d'un directeur de département. Accéder au CEO d'une grande entreprise demande en général plusieurs années de délégation prouvée.

Réunion autour d'un café, une femme sert les invités
Pour un investisseur ou un candidat, l'accueil par l'assistant est souvent le premier contact avec la direction.

Évolutions de carrière

Le poste peut se tenir longtemps : nous rencontrons des assistants qui suivent le même dirigeant depuis plus de dix ans. D'autres s'en servent comme tremplin vers un métier plus opérationnel.

Assistanat

Postes
Assistant(e) de direction générale, responsable d'un pool d'assistants
Fixe à Paris
46-53 K€ en senior, 55-67 K€ et plus en expert

Direction

Postes
Chief of Staff
Fixe à Paris
72-88 K€ en senior

Opérations

Postes
Office manager, puis Operations Manager
Fixe à Paris
49-63 K€ en Operations Manager confirmé

RH

Postes
Chargé(e) de recrutement
Fixe à Paris
36-45 K€ en confirmé

Le passage vers Chief of Staff se voit surtout en scale-up, chez des assistants qui préparaient déjà le board. Ceux qui aiment l'organisation concrète rejoignent les opérations, jusqu'au poste d'Operations Manager. Le contact permanent avec les candidats mène certains vers le recrutement.

Visio sur ordinateur portable avec plusieurs participants
En groupe international, l'assistant coordonne souvent des réunions sur trois fuseaux horaires dans la même journée.

Assistant de direction, office manager et Chief of Staff : les différences

Sert

Assistant(e) de direction
Un dirigeant ou une équipe de direction
Office manager
Toute l'entreprise
Chief of Staff
Un dirigeant

Cœur du poste

Assistant(e) de direction
Agenda, tri des demandes, comités, déplacements
Office manager
Locaux, fournisseurs, arrivées, vie d'équipe
Chief of Staff
Décisions, chantiers transverses, rituels

Délégation

Assistant(e) de direction
Sur l'agenda et les échanges
Office manager
Sur un budget de services généraux
Chief of Staff
Sur des projets entiers

Fixe senior à Paris

Assistant(e) de direction
46-53 K€
Office manager
44-52 K€
Chief of Staff
72-88 K€

La confusion la plus fréquente concerne l'office manager. Les deux postes coexistent souvent dans la même startup, et le premier recruté récupère au départ les deux périmètres. Passé une cinquantaine de salariés, nous conseillons de les séparer. Notre cabinet de recrutement en assistanat traite les deux profils.

Les outils d'un assistant de direction

L'assistant passe ses journées dans la messagerie et l'agenda, Outlook ou Gmail selon l'entreprise. S'ajoutent la visio (Teams, Zoom, Google Meet), la messagerie d'équipe et un espace de documents partagés.

  • Déplacements et notes de frais : plateformes de voyage d'affaires et outils comme SAP Concur, Navan ou Spendesk.
  • Comités et board : PowerPoint ou Google Slides, et parfois un portail sécurisé pour diffuser le dossier aux administrateurs.
  • Signature : DocuSign ou Yousign pour faire signer courriers et contrats à distance.
  • Prise de notes : Notion ou OneNote, et de plus en plus un assistant IA comme Copilot pour les comptes rendus.
  • Logo Microsoft OutlookMicrosoft OutlookAgenda du dirigeant, invitations, filtrage du courrier
  • Logo Google WorkspaceGoogle WorkspaceGmail, agenda et documents partagés
  • Logo Microsoft TeamsMicrosoft TeamsComités et réunions à distance
  • Logo SAP ConcurSAP ConcurRéservations et notes de frais
  • Logo YousignYousignCourriers et contrats signés à distance
  • Logo NotionNotionSuivi des dossiers et comptes rendus